L’ensemble des peintures, des dessins et des gravures présentés au Quartier témoignent des divers développements d’un cycle de peinture intitulé Cascades (Waterfalls). Cette série, toujours en cours, faits suite à celles des Vagues (Waves).
Une peinture murale, réalisée in situ par l’artiste, se déploie dans une des salles du Centre d’art et complète cette exposition. Pour Pat Steir qui a déjà exécuté plusieurs interventions de ce type (en 92 au Magasin à Grenoble), c’est l’occasion de se confronter hors des limites du tableau à l’échelle de l’architecture, donnant à voir une approche plus graphique de la peinture.
Les Cascades de Pat Steir sont autant de variations sur un thème souvent traité par les peintres, dont elle décline le motif tableau après tableau depuis 1986.
Les œuvres exposées offrent toutes la même ambiguité de lecture étant à la fois abstraites et figuratives. Car tandis que la peinture ruisselle littéralement à la surface de la toile, le tableau révèle l’image d’une chute d’eau.
Parfaitement lisible, le dispositif de travail mis en place par Pat Steir se laisse facilement décrire : sur un fond monochrome, le pinceau, chargé d’une matière fluide et très diluée, laisse une trace tandis que le surplus de peinture glisse jusqu’au bas du tableau.